Dans les talons @ votre bibliothèque

24 octobre 2010

C’est l’automne, vous trouvez ça monotone autant que le lecteur de nouvelles qui lui est mono ton. En plus de ça vous avez le moral dans les talons et même porter des talons hauts ne fait pas en sorte de le faire remonter? Et ben ça va mal. Remarquez, moi non plus je n’aime pas les talons hauts et pour me botter le derrière et me reprendre en main ce n’est pas l’idéal. *Range son livre Comment regarder… la mode Histoire de la silhouette de Catherine Örmen.*
 
Il faut bien l’avouer, ça pourrait être pire, c’est simplement que dernièrement on a touché l’une de vos nombreuses cordes sensibles… Jacques Bouchard en sait quelque chose et on le lit bien dans son livre Les 36 cordes sensibles des Québécois d’après leurs six racines vitales. D’ailleurs, on pourrait tenter de mettre en relation ce livre avec celui d’Éric Bélanger et de Richard Nadeau pour comprendre pourquoi les Québécois se détournent de la politique : Le comportement électoral des Québécois, ce livre qui s’intéresse aux mœurs électorales et qui se distingue par sa démarche analytique appuyée de statistiques. Quand on vous dit que les chiffres parlent.
 
Mais pour le moment vous n’avez peut-être pas la tête à voter, surtout que vos 36 cordes n’en finissent plus de vibrer avec tout ce que vous avez pu voir de la commission qui en arrache. « Basta! » ou « C’est assez! » comme on dirait en bon français. Un scandale de plus à ajouter à tous ceux que vous avez lus dans Scandales politiques – Le regard de l’éthique appliquée, livre réalisé sous la direction d’Yves Boisvert. C’est un scandale!
 
Aller, respirons, il faut rester zen, se dire qu’on a Quelque chose comme un grand peuple comme Joseph Facal, croire en l’avenir comme Jean-Pierre Gallou dans son Petit traité utopiste, penser au petit massage qui nous attend peut-être, comme l’un de ceux que vous avez vus dans le nouveau Lexiguide du massage… Rien que de regarder c’est relaxant.
 
Et puis comme on l’a dit, ça pourrait être pire. D’ailleurs, Gaspard Koenig a bien saisi cette idée lui et il trouve même des vertus à la corruption dans son livre Les discrètes vertus de la corruption! Discrètes, mais vertus quand même! Mais bon, on s’entend que c’est comme le chocolat, à consommer avec modération entre deux bouquins.
 
Bonne lecture!
Éliane Ouellet, bibliothécaire professionnelle